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Écrit par Pierre Devos   
Lundi, 28 Septembre 2009 11:36

Les informations précédentes ont fait état de l'intention des initiateurs de la Fraternité Stanislas Kostka.
Mais qu'en est-il dans la réalité? En voici quelques échos.

 

TEMOIGNAGE D'AGNES

Bonjour !

Agnès Toth, hongroise, je suis licenciée en Littérature Hongroise et Allemande, et en Théologie. Avec trois autres étudiant(e)s, j'ai obtenu une bourse d'études de la Fraternité Stanislas Kostka (F.S.K.) pour un cours de français en Belgique à l'Université de Liège, durant le mois d'août 2000.

J'avais commencé l'étude du français il y a 2 ans, car cette langue m'est nécessaire pour mes recherches à l'Université de Budapest. Pendant ces deux années, j'ai suivi un cours de 2×2 heures par semaine qui me donna une base de grammaire. Mais je manquais d'expérience pratique ! Le séjour en Belgique serait une occasion de pratiquer la conversation.

A l'U.Lg, je fus inscrite dans la classe du niveau moyen. L'horaire était convenable (de 8 h.30 à 13 h.30) et le nombre d'heures suffisant. L'après-midi était libre mais des activités étaient prévues : visites touristiques organisées soit par l'U.Lg. avec le groupe en formation, soit par des familles de la F.S.K. J'eus ainsi la possibilité de beaucoup parler français. Le programme était très dense, et riche en événements car ce fut l'occasion de faire connaissance avec les familles et les amis de la F.S.K., et de visiter quelques villes : Liège, Bruxelles, Bruges, Namur, Eupen, Louvain-la-Neuve etc...

La formation à l'U.Lg. était intéressante, d'autant qu'il est difficile de prévoir un niveau adapté à des participants dont le bagage de connaissances est très différent. En ce qui me concerne, ce stage comportait quelques lacunes : j'aurais souhaité davantage de grammaire et de conversations. D'autre part j'y ai découvert, en tant que professeur à Budapest, quelques méthodes pédagogiques que je puis utiliser dans ma profession.

Quelques mois après mon séjour en Belgique, je réalise avoir appris beaucoup pendant les trois semaines. Et dès mon retour à Budapest, je me suis de nouveau inscrite à un cours de français, car je sais avoir encore beaucoup à apprendre pour maîtriser couramment cette langue.

En conclusion, ce séjour très agréable me donna la possibilité d'approfondir mes connaissances. De plus cette expérience se réalisa dans un climat d'amitié. A Liège, j'ai rencontré de nouveaux amis : les hôtes qui reçurent notre groupe, les familles dans lesquelles nous étions accueillis et même une étudiante ... venue de Slovaquie !

Ce sont des souvenirs inoubliables.

Merci à tous et pour tout !


 

TEMOIGNAGE D'ANDREA

Cet été 2000 j'ai participé à un cours de français à Liège grâce à la Fraternité Stanislas Kostka (FSK). Hongroise, je suis étudiante en Droit à l'Université Catholique Pázmány Péter de Budapest. J'apprends le français depuis 6 ans (3-4 heures par semaine) : d'abord au lycée à Szeged, puis à l'Institut Français à Budapest. J'ai entendu parler de la FSK pour la première fois en octobre 1999 quand j'ai rencontré le Père Xavier Griffé à Budapest. Il nous a parlé de la Fraternité et de ses buts ; il m'a également demandé de traduire la Charte de la FSK en hongrois.

Au printemps de cette année, j'ai appris qu'il y avait une possibilité de participer en été à des cours de français en Belgique. Ici en Hongrie, la Fraternité Ferenc Faludi a contribué à sélectionner les candidats pour cette bourse. Quand je l'ai obtenue, j'étais vraiment ravie. A mon arrivée en Belgique, j'ai rencontré trois autres étudiants hongrois. Les membres de la FSK furent très accueillants lors de notre arrivée et pendant notre séjour de trois semaines ; ils étaient toujours prêts à nous aider, quand nous avions besoin de quelque chose. Non seulement nous avons beaucoup appris le français, mais aussi beaucoup d'humanité.

Les cours à l'Université de Liège étaient très utiles. Nous avons fait la connaissance de beaucoup de personnes de nationalités différentes et tous parlaient la même langue : le français. Ces petits dialogues étaient aussi intéressants que les cours par lesquels nous avons appris beaucoup sur la littérature, les journaux, la musique, l'architecture et l'histoire de la Belgique ; cela a rendu la grammaire française plus abordable. Le module " Europe " fut aussi d'un très bon niveau ; il nous a permis de discuter sur l'UE, et d'analyser les points de vue de chaque pays d'Europe. Les professeurs se sont efforcés d'améliorer notre français, ce qui fut plus ou moins réussi. Le nombre d'heures m'a semblé suffisant (du lundi au vendredi de 08h30 à 13h30). Cela rendit possible des programmes facultatifs : l'Université organisa des visites touristiques qui nous ont beaucoup plu. Si j'avais la possibilité de participer encore une fois à ces cours de français, je le referais avec plaisir.

Chez moi, je pense souvent à la Belgique et à Liège et je me rappelle avec plaisir les personnes que j'y ai connues et qui se sont montrées très accueillantes. Notre programme était très chargé en Belgique. C'était très beau, mais aussi très fatigant. Parfois quand nous étions trop fatigués, le choix entre les activités devenait difficile ; grâce à la FSK, nous avons rencontré nombre de familles fantastiques auxquelles j'adresse un grand MERCI ! Ces familles nous ont beaucoup aidés et j'y ai même perfectionné le français en bavardant avec les enfants. Nous avons constaté beaucoup de choses attirantes dans ces familles. J'espère que d'autres d'étudiants hongrois auront également la possibilité de participer à un programme aussi génial et que la Fraternité Stanislas Kostka comptera de plus en plus de membres ainsi que la possibilité et la volonté d'aider de nouveaux étudiants.

Merci beaucoup pour tout et bon travail.


TEMOIGNAGE DE BERNARD

Je connais la Fraternité Stanislas Kostka depuis sa genèse, et même avant son existence sous sa forme actuelle d'asbl. J'ai, en effet, rencontré Anne, mon épouse, au moment où germait l'idée d'où naquit la FSK. Associée à ce programme dès ses débuts, Anne m'y entraîna. Je fus d'abord un observateur discret, participant aux réunions-repas avec les premiers étudiants et adhérant au projet d'une "autre Europe" à bâtir par les européens eux-mêmes, en particulier par la jeune génération - c'est à dire vous et moi -, plutôt qu'à celle imaginée par des considérations politiques. C'est pour cela que Anne et moi, nous nous sommes investis dans la FSK.

Le projet était et reste ambitieux et notre action ne ressemble peut-être qu'à une goutte d'eau. Mais si notre action n'a que l'importance d'une goutte, elle peut être celle d'une goutte de parfum dont le rayonnement est très diffus.

J'ai commencé à jouer un rôle plus actif dans la FSK quand elle s'est ouverte aux couples. L'idée était d'y compter des membres représentant une famille et des jeunes couples, proches des souhaits des jeunes étudiants. C'est aussi à ce moment qu'une autre famille, celle d'Albert et Muriel, a rejoint la FSK.

Mon adhésion est réelle mais je me réjouis de constater que la FSK bouge, grâce aussi aux étudiants ; ils aideront sûrement la FSK à progresser.

J'essaie de m'investir au mieux possible à travers diverses actions pour réaliser ce projet d'Europe que nous construisons tous ensemble. Je crois que la plus grande partie du chemin reste à faire et que nous devons essayer de stimuler d'autres personnes à bâtir aussi quelque chose là où existait auparavant la peur, l'ignorance, le dédain, les idées fausses.


TEMOIGNAGE D'EDDY

Salut l'ami,

Je m'appelle Eddy et j'ai 29 ans ; je suis roumain, originaire de Rusca Montana, marié, père d'une petite Melissa et nous habitons à Constanta depuis le mois de juillet 1999. De formation, je suis ingénieur industriel de l'Institut Gramme à Liège (Belgique) et je suis Ingénieur-Responsable du Service Maintenance (Service Mécanique et Méthodes Electriques) de l'Usine Lafarge-Romcim à Medgidia. Comment suis-je arrivé là ? C'est une histoire relativement longue puisqu'elle a duré sept ans, mais je t'en fait part volontiers si tu es intéressé par la Fraternité Stanislas Kostka (F.S.K.).

Un beau jour de 1991, je me promenais à Rusca Montana quand je fus interpellé par le chauffeur d'un convoi belge, André. Il cherchait à livrer au dispensaire de Rusca des vivres et des médicaments récoltés en Belgique dans le cadre de l'opération " villages roumains ". Hasard ou chemin de la Providence, il se fait que ma mère était infirmière dans ce dispensaire. Je conduisis donc le convoi à sa destination. C'était le début d'une amitié avec André, son épouse et ses enfants qui habitaient le village bien sympathique de Orgeo dans les Ardennes belges. Après un séjour dans leur famille, je décidai de risquer le tout pour le tout. C'est ainsi que j'arrivai en décembre 1992 à Orgeo d'abord, puis à Liège à l'Institut Supérieur Technique Saint-Laurent.

Quelques semaines plus tard, je rencontrai Anne, co-responsable de la F.S.F. ; elle avait entendu dire par le Père Xavier, ingénieur de Gramme et initiateur de la Fraternité Stanislas Kostka. qu'un jeune roumain, récemment arrivé à Liège, pourrait peut-être l'aider à préciser les démarches à effectuer en Roumanie pour des jeunes de pays d'Europe Centrale ou Orientale qui viendraient faire des études supérieures en Belgique. Anne m'expliqua le projet.

Ce projet en était à ses débuts. Nouveau hasard ou Providence, il était en quelque sorte la réponse à ce que je cherchais : faire des études supérieures en Belgique, prendre un bain d'Occident et rentrer dans mon pays pour me mettre au service de son évolution. Je rencontrai le Père Xavier auquel je demandai si je pouvais poser ma candidature comme étudiant boursier de la F.S.K ; ce qui fut accepté. Je présentai les épreuves de mathématiques et de français et me retrouvai au mois de septembre 1993 au Collège Saint-Servais à Liège dans une année préparatoire aux études d'ingénieur industriel que j'ai eu, ensuite, la chance d'accomplir à l'Institut Gramme de Liège, de1994 à 1998.

Par les contacts que la F.S.K. procure à ses étudiants, je fus mis en relation à Paris avec le Groupe Lafarge ; le Père Xavier avait eu connaissance par un ami, cadre supérieur du Groupe, que celui-ci venait d'acquérir quatre cimenteries en Roumanie. De fil en aiguille, je fus accepté en stage ainsi que pour mon travail de fin des études dans la Cimenterie Lafarge de Frangey (France).

Au lendemain de mes études d'ingénieur, je rentrai à Rusca où Gerda m'attendait pour fonder notre famille. Nous nous sommes mariés le 18 juillet 1998. Quelques semaines plus tard cependant les circonstances nous ont imposé une séparation de quelques mois, le temps pour Gerda d'obtenir son visa pour me rejoindre en France où j'exerçai mon premier travail d'ingénieur dans la Cimenterie Lafarge du Teil : une expérience passionnante de postformation pour me préparer aux responsabilités qui m'attendaient à Medgidia où j'arrivai au mois de juillet 1999.

Telle fut en quelque sorte " ma chance ", mais pas à n'importe quel prix. Le programme de la F.S.K., " Europe de la Poignée de Mains ", basé sur une spiritualité claire et nette, est exigeant, mais je suis heureux de l'avoir vécu et de me l'être imposé. Je veux témoigner que c'est le prix de courage à s'imposer si l'on veut prétendre à la construction d'une Europe humaine. La réalisation de celle-ci passe par le prix du respect de l'autre, du partage, de l'effort sur soiorance, le dédain, les idées fausses.

 

 

TEMOIGNAGE D'ESTER ET MELINDA

Bonjour !

Melinda et Eszter Labo de Budapest, nous sommes deux hongroises, membres de la Fraternité Stanislas Kostka (FSK). Nous avons contacté la FSK durant le mois de mai 2000 et ensuite avons passé deux semaines en Belgique, où nous avons fait la connaissance du Père Xavier Griffé et des autres membres de la FSK. En Hongrie, c'est le Père Ulrich Kiss qui s'occupe de la FSK et par son intermédiaire nous avons été informées de la possibilité d'une bourse pour une formation de 4 ans à l'Institut Gramme, à Liège, pour les étudiants des Pays de l'Est qui souhaitent continuer leurs études dans une université technique. Après un test de maths, de physique et de chimie qui n'était pas suffisant pour prendre une décision, la FSK nous a proposé de participer à un séminaire de math du lundi 28 août au 11 septembre à Liège à l'Institut Gramme. Nous étions logées dans une famille qui fait aussi partie de la FSK. Ce fut un accueil vraiment chaleureux, car tout fut organisé pour nous aider à nous orienter, à mieux comprendre le français et à connaître un peu la culture et la vie en Belgique. Nous en avons retiré grand profit et avons rencontré des gens fantastiques, vraiment de bonne volonté qui vivent comme nous-mêmes en Hongrie et qui suivent aussi Jésus comme nous dans leur vie.

Les cours du séminaire étaient une préparation avec d'autres élèves qui entreprendront leurs études à l'Institut Gramme. Pour nous, le problème résidait dans la langue française et sa compréhension, mais pas dans celle des mathématiques. Les professeurs étaient compréhensifs et ont porté grande attention à nos difficultés de suivre les cours.

La possibilité nous était donnée de nous décider jusqu'à la fin de l'an 2000 ; mais qu'elle que soit notre décision, nos expériences en Belgique nous rendent enthousiastes et heureuses, nous incitent à participer au travail de la FSK en essayant de réaliser son but, avec lequel nous sommes complètement d'accord. Si tu as des questions à nous poser, n'hésite pas à nous contacter. Enfin , nous espérons que notre petit témoignage t'aura aidé.

Bonne chance pour l'avenir !


TEMOIGNAGE D'ILDI

Sois bienvenu, cher visiteur, sur le site de la Fraternité Stanislas Kostka !

Je souhaite t'apporter un peu d'aide à ta décision en te présentant mon cas personnel. Mon nom : Ildiko Gausz, étudiante hongroise je fais actuellement des études complémentaires (postgraduat) à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve (UCL).

Comment suis-je venue en Belgique et à Louvain-la-Neuve ? Voilà ce que je veux te raconter pour que tu puisses soit suivre un même chemin, soit trouver le tien. J'ai terminé mes études universitaires à la Faculté des Lettres de l'Université de Szeged dans les spécialisations de : Philologie classique (latin) et Romane (français). Comme je n'avais pas l'ambition d'être " prof ", je voulais absolument acquérir la formation choisie il y a des années déjà : les Sciences du livre. J'aimerais être bibliothécaire aux sens " traditionnel " et " moderne " du mot, c'est-à-dire " expert " dans les nouvelles technologies récemment mises en place dans les bibliothèques. Même si cette maîtrise n'est possible que par une expérience qui ne s'acquiert pas dans le seul cadre d'une Université, je sais aussi qu'il faut une formation de base sans laquelle l'accès à la profession est difficile.

Un périodique universitaire hongrois annonçait des bourses d'études postgraduées en sciences sociales pour la Belgique. Je connaissais déjà l'Académie Ferenc Faludi de Budapest, l'organisation culturelle de l'ordre religieux jésuite qui s'occupe de la formation des jeunes chrétiens en Hongrie. Après un contact avec le Père Ulrich Kiss (Budapest), j'ai fait la connaissance du Père Xavier Griffé (Liège), "créateur" de la Fraternité Stanislas Kostka. J'en ai reçu une documentation, et en lisant la vie de Stanislas Kostka j'ai commencé à comprendre la spiritualité et les valeurs de la Fraternité.

Sans vouloir te décourager, sois bien conscient qu'on ne quitte pas son pays pour étudier à l'étranger sans un long " parcours administratif " préalable ; ce n'est donc qu'après un long dédale de couloirs et de bureaux que nous, les trois étudiants hongrois sélectionnés, sommes arrivés en Belgique. Il ne faut pas prendre cette étape à la légère ; celle-ci sera réussie si tu collabores selon la procédure mise au point par la Fraternité Stanislas Kostka et la Ferenc Faludi Akadémia : complète correctement les formulaires et respecte les délais d'exécution de ton dossier de candidature.

L'Université Catholique de Louvain (UCL), la plus grande université francophone en Belgique se trouve a Louvain-la-Neuve, une ville universitaire moderne récemment implantée et qui continue de s'étendre par de nouvelles constructions. Pour s'inscrire dans une université belge, et donc aussi à l'UCL, les étudiants étrangers doivent réussir un examen de français avant de commencer leurs études. Si c'est un commencement difficile, il est très important : l'étudiant est ainsi averti que sans une bonne connaissance de la langue française, il ne se débrouillera pas pour suivre les cours, préparer des exposés et des travaux de recherche et réaliser des interviews. A part cela, sois rassuré , les étudiants belges sont très ouverts et sont toujours prêts à t'aider.

Franchement j'atteste n'avoir rencontré que de bonnes expériences jusqu'à présent. L'ambiance familiale de la Fraternité Stanislas Kostka t'aidera beaucoup à ne pas te sentir seul, surtout durant les week-ends et les jours fériés quand Louvain-la-Neuve devient complètement déserte. Grâce aux relations amicales entre les responsables et les étudiants de la Fraternité, tu rencontreras toujours quelqu'un pour t'aider.

Si tu as des questions, n'hésite pas à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Je suis toute disposée à t'aider.

Bonne chance !

 

 

TEMOIGNAGE DE NATALIA

Natalia Skudar, ukrainienne, je suis née à Marioupol en 1974, au sud-est de l'Ukraine au bord de la mer d'Azov. Avant de venir en Belgique, je connaissais déjà le français par des études de Linguistique à la Faculté de Français de l'Institut des Langues Etrangères de Gorlovka.

Mon objectif était de parfaire en Belgique mes connaissances linguistiques et, ensuite, de poursuivre une formation supérieure dans un domaine très différent : le marketing. C'est là que je ressentis ma réelle vocation professionnelle. De plus, le marketing englobe nombre de mécanismes économiques propres à l'économie de marché, autrefois méconnus dans mon pays mais tellement indispensables aujourd'hui.

Au cours de mes études, j'ai fait la connaissance de la Fraternité Stanislas Kostka. Dans sa philosophie, ses valeurs, sa vision de l'Europe de demain, j'y ai reconnu mes propres idées. Je n'étais pas convaincue totalement des moyens suggérés, mais bien de son objectif, aussi avais-je surtout une grande envie de participer à l'évolution de son programme, à sa construction et à sa réalisation. Ainsi suis-je devenue membre de la Fraternité.

Depuis, et au fur et à mesure des connaissances acquises et des expériences vécues, j'ai pu confirmer mes convictions de départ. Pour construire l'Europe de demain, comme une " Union " de l'Est et l'Ouest, il ne suffit pas d'y généraliser l'économie de marché, d'y établir une monnaie unique et d'y instaurer une liberté de circulation. Il faut vouloir réaliser cette " Union " en se basant sur la spiritualité spécifique de chaque pays. Il est indispensable que cela se réalise dans le respect profond de tous et de chacun, dans la liberté, la réciprocité et l'égalité. Si ces valeurs sont négligées, l'humain risque de disparaître dans la course aux technologies et à la consommation.

Ainsi, la Fraternité apporte beaucoup au " monde de demain ". Tout d'abord, elle permet de croire à sa réalisation car la spiritualité qu'elle propose, elle la pratique. Au sein de la Fraternité on apprend les valeurs de générosité, de service, de partage, de réciprocité et de respect. Ensuite, chacun peut s'y exprimer, y apporter ses suggestions et les réaliser, car la Fraternité se construit précisément sur les personnalités du " monde de demain ". Si tu veux y engager ta personnalité, tu es très bienvenu !


TEMOIGNAGE DE XAVIER

L'Europe de l'Atlantique à l'Oural, j'en rêvais ; au fond de moi-même j'y croyais ! Elle m'attirait comme le montagnard se sent " obligé " par le sommet qui le fascine malgré les bourrasques, les éclairs ou le soleil brûlant.

Mais ce n'est pas n'importe quelle Europe qui me séduit. Je répugne en particulier à celle des armes, des idéologies, des intérêts privés, des contrefaçons et de la hargne à cultiver l'argent à n'importe quel prix au détriment de ceux qui, de par le monde, aimeraient en récolter quelques miettes pour simplement vivre humainement .

Je pense à cette Europe que recherchent, en particulier depuis 2000 ans, les hommes de bonne volonté, ceux qui, comme vous et moi, ont l'ambition de vivre en paix, en solidarité et en fraternité quelle que soit leur langue, leur philosophie ou leur culture.

" L'Europe de la Poignée de Mains ", je la perçois complémentaire de l'Europe économique et de l'Europe politique. Eclairée aussi par une couronne d'étoiles sur fond de drapeau bleu, on y verrait fraterniser en vérité jeunes et aînés dans chaque pays - ce serait déjà bien - mais aussi jeunes et aînés de pays et cultures différents.

Les aînés fredonnent encore " Si tous les gars du monde voulaient se donner la main... " ; ce ne doit pas être un souvenir nostalgique ! C'est par ces poignées de mains qu'aujourd'hui est déjà mieux qu'hier et que demain pourrait être mieux qu'aujourd'hui !

L'Europe de l'Atlantique à l'Oural, n'est-ce pas ton village et n'est-ce pas mon village qu'il nous incombe de faire aboutir ensemble pour que tous les hommes s'y sentent bien ?

S'il est vrai que les ruisseaux font les grandes rivières, la Fraternité Stanislas Kostka est un de ces ruisseaux qui devrait alimenter des fleuves de fraternité irriguant l'Europe des hommes.


TEMOIGNAGE DE JULIANNA
Budapest - Louvain-la-Neuve - Bruges - Bruxelles …

La petite histoire remonte à quelques années d’ici quand, à Sopron (Hongrie), je pris option de m’engager pour les affaires européennes…mais elle prit une tournure plus spécifique quand, en janvier 2002, je déposai ma candidature pour une bourse d’études auprès de la Fraternité Stanislas Kostka.

Juriste de formation, j’ai fait mes études en Hongrie, à l’Université Catholique Pàzmàny Péter à Budapest. Cette université était parmi l’une des premières à proposer une orientation selon un profil européen. Les grands noms hongrois du droit international ainsi que les praticiens de l’intégration européenne, les diplomates, les fonctionnaires du Ministère des Affaires Etrangères sont membres de son corps académique ! J’ai eu la chance de rédiger mon mémoire de fin d’études sur les adaptations nécessaires du droit national pour réaliser les conditions d’entrée des pays, à l’époque candidats à l’entrée dans l’UE ; mon directeur de mémoire, un professeur réputé, est devenu, depuis lors, chef de la diplomatie hongroise à Bruxelles…

Est-ce là un indice des motivations personnelles à m’inscrire dans le processus d’intégration et, si possible, à le faire avancer au plan professionnel ? Poursuivre une formation complémentaire en droit européen me paraissait indispensable, mon objectif étant de rejoindre l’administration publique hongroise.

C’est à ce moment que le hasard ou plutôt la Providence, me fit connaître la F.S.K.

Le vendredi 13 septembre 2002 (pas de superstition), le jour où je partais pour le grand voyage de « l’aventure européenne », je ne soupçonnais, certes, pas combien l’obtention de cette bourse d’études allait influencer ma vie… Pressée par la vie quotidienne, bouleversée et inquiète pour tant de réalités nouvelles à absorber en si peu de temps, j’avais cependant besoin de temps pour percevoir le pourquoi et le comment des choses « au-delà de la vie estudiantine ». Ma vision plutôt technique de l’intégration européenne avait besoin pour se développer de se vivre dans un cadre plus « relationnel » ; une autre intégration en quelque sorte, celle qui se réalise à travers des « relations humaines ». L’expérience vécue au sein de la F.S.K. me fit découvrir que j’y suis bien « chez moi » même si je suis en dehors de mon pays, au cœur de l’Europe, en milieu belge. Oui, c’est là que j’ai appris à devenir européenne…

J’ai donc commencé à l’Université Catholique de Louvain, dans un environnement parfaitement multiculturel, mes études de « DES en droit international - spécialisation européenne ». Même s’il est vrai que les valeurs et les traditions de l’Europe Centrale ne devaient pas s’effacer en étant confrontées à celles de l’Occident, elles devaient pourtant s’y adapter… Ce ne fut, certes, pas toujours facile de garder tout à fois son identité et de prouver ses qualités propres face aux défis de demain qu’il nous faut relever.

Durant l’année académique vécue à Louvain-la-Neuve, j’y ai découvert qu’il était possible de poursuivre des études post-graduées au Collège de l’Europe à Bruges, Institut prestigieux, soit dit en passant, pour ceux qui songent à une carrière européenne. J’ai pu profiter du temps de mon blocus et de mes examens à l’UCL pour présenter mon examen d’entrée au Collège de l’Europe et je fus retenue parmi les cinq étudiants qui obtinrent une bourse d’études alimentée par le Gouvernement hongrois et par la Commission Européenne.

Une fois terminées mes études en Flandre - après avoir vécu l’année précédente en Wallonie - il me restait … à découvrir Bruxelles ! Ce fut la Commission Européenne qui m’accueillit comme stagiaire temporaire dans ce statut que je situe à mi-chemin entre les études universitaires et un emploi professionnel. Je fus engagée à la CE dans le « Secteur de promotion de la liberté fondamentale », soit la libre circulation des personnes au sein de l’Union Européenne. J’y travaillai pendant cinq mois pour une unité spécialisée dans les domaines de : la libre circulation des travailleurs, leur droit de séjour, le droit des membres de leur famille à les rejoindre, le droit des pensionnaires, le droit des étudiants et des économiquement non actifs, autant de catégories de citoyens européens qui doivent pouvoir entrer, circuler, résider et travailler librement dans les Etats membres de l’Union Européenne.

A vrai dire, j’eus la chance de faire l’expérimentation du droit de « libre séjour ». Pendant deux ans et demi, j’ai résidé sur le territoire belge d’abord comme étudiante venue d’un « pays tiers » avant d’y vivre dans le statut de « travailleur migrant ». En première conclusion, je pense être bel et bien passée … de la « théorie européenne » à la « pratique européenne ».

Sur le chemin de la FRATERNITÉ, nous ferons ensemble l’Europe de demain.

Julianna Traser
28.02.2005

 

 

 

Mise à jour le Lundi, 30 Novembre 2009 15:29
 
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